Le Taillon
14 juillet 1993 ascension du Taillon (3144 mètres) depuis l'aire de stationnement du Port de Boucharo (2270 mètres) au terme de la route D 923 au-dessus de Gavarnie, en passant par le col des Sarradets (2589mètres), le refuge de la Brèche de Roland ou des Sarradets (2587 mètres), le glacier de la Brèche, la Brèche de Roland (2807 mètres) et la fausse Brèche (entre la Pointe Bazillac et le Doigt).
Laissant une partie de la famille dans le cirque de Gavarnie, avec Sandrine, Nicolas et Bruno nous décidons de sortir du crotin des mules pour nous rendre vers la Brèche de Roland. J'avais quatre paires de crampons dans le coffre de la voiture, que nous utiliserons sur le glacier. Parvenus à leur but, ils décidèrent de m'attendre sous la Brèche de Roland et je continuais seul en franchissant de nombreux névés pour atteindre le sommet du Taillon d'où je découvris un somptueux panorama sous un soleil de feu mais pas d'artifice. 900 mètres de dénivelé positif et autant de négatif en un peu moins de 6 heures.











Le Monte Perdido et la Tour du Marboré
6 septembre 1996 ascension du Mont Perdu ou Monte Perdido (3355 mètres) depuis le col de Tentes (2208 mètres) sur la route D 923 au-dessus de Gavarnie, en passant par le Port de Boucharo (2270 mètres), le col des Sarradets (2589 mètres), le refuge de la Brèche de Roland ou des Sarradets (2587 mètres),, le glacier de la Brèche, la Brèche de Roland (2807 mètres), le Pas des Isards, le col des Isards (2749 mètres), le col de la Cascade (2931 mètres), l'Aven du Marboré et l'Etang glacé ou lago Helado (2980 mètres), retour par le mème itinéraire et après le col de la Cascade (2931 mètres) passage par la Tour du Marboré (3009 mètres).
Parti avec Marcel à 5 h.40 et les lampes du col de Tentes (2208 mètres), nous passons à 7 h.30 devant le refuge des Sarradets qui se réveille caressé par les premières lumières du jour qui ont remplacé celles de nos lampes. Nous remontons le glacier de la Brèche, recouvert de neige durcie, sans crampons mais avec le piolet pour parvenir à la Brèche de Roland (2807 mètres) où nous doublons un randonneur qui s'enlève les crampons (il se rend au Casque du Marboré car la météo a prévu que le grand beau temps du matin devait changer en début d'après-midi, il n'en sera rien heureusement). Le passage aérien du Pas des Isards est équipé d'un cable d'acier. Nous quittons la large corniche ou terrasse inférieure en escaladant facilement une cheminée qui nous mène sur la terrasse supérieure, il est 9 h. 30. Plus loin, sur l'Aven du Marboré encore enneigé, nous croisons deux randonneurs espagnols venant de Goriz. Sur le sentier qui file presque horizontalement sur la terrasse (3000 mètres) qui contourne par le Sud le Cilindro (Cylindre du Marboré) nous croisons un groupe d'une trentaine de militaires français venant du Monte Perdido après avoir passé la nuit au refuge de Goriz. Au lago Helado ou étang Glacé (2980 mètres) on rejoint l'itinéraire venant du refugio de Goriz et de nombreux randonneurs dont deux biarrots (Koldo et Vincent) qui m'accompagneront jusqu'au sommet du Monte Perdido. Koldo anime le groupe de danseurs Oldarra Pimpirinak de Biarritz dont fait partie ma nièce Mélanie. Arrivée au sommet du Monte Perdido (3355 mètres) ou Mont Perdu pour les français, il est 12 heures 45 et il y a foule pour bénéficier d'un magnifique panorama et d'une vue imprenable (sauf par les nuages) sur les Pyrénées. Retour au col de Tentes à 19 h. 05 après 1500 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.








Avec Marcel nous avions tenté l'ascension du Monte Perdido les 18 et 19 septembre 1993. Après avoir passé la nuit dans la grotte des Isards, dans la brume, nous raterons le passage clé (cheminée avec petite escalade facile) qui permet de passer de la terrasse inférieure à la terrasse supérieure qui aboutit au col de la Cascade. Plusieurs groupes de randonneurs ont fait le même "raté" et plus loin le mauvais temps nous fit faire demi-tour à hauteur del Fraile (2820 mètres). Au retour nous avons attendu un randonneur toulousain pour l'aider à franchir le Pas des Isards qu'il appréhendait. Il avait signalé à ses proches qu'il allait vers le Taillon alors qu'il avait décidé de changer son itinéraire en parvenant à la Brèche de Roland. Chose à éviter, mais il est vrai que parfois, le temps ou l'attrait d'un sommet plus réputé qui se trouve à proximité font que l'itinéraire initial n'est pas respecté.




Le Monte Perdido
15, 16 et 17 septembre 1997 depuis l'aire de stationnement d'Ordesa (1300 mètres) au-dessus de Torla, en passant par le circo de Soaso, le refugio de Goriz (2160 mètres), un abri sous roche (2575 mètres), le lago Helado (2980 mètres), ascension du Monte Perdido (3355 mètres) retour par la Faja de Pelay, le refugio mirador de Calcilarruego (1949 mètres) et la senda de los Casadores (sentier des Chasseurs).
Lundi 15, avec Marcel, lourdement chargés nous quittons l'aire de stationnement d'Ordesa à 10 h. 30 pour remonter la vallée en longeant la rive droite du rio Arazas. Passage à la capila virgen del Pilar (vierge del Pilar), aux cascades del Abanico et del Estrecho, aux Gradas de Soaso, au circo de Soaso, à la superbe cascade Cola de Caballo (Queue de Cheval) et au refugio Delgado Ubeda ou refugio de Goriz (2160 mètres). D'une capacité de 103 places il est complet. Nous avons du continuer à grimper pour trouver à 18 h. de quoi nous abriter et passer la première nuit (du 15 au 16) dans un abri sous roche à 2575 mètres. 16 septembre, repartis à 7 h. 30, à 10 h. nous arrivons au sommet du Monte Perdido (3355 mètres) où la vue est bouchée par les nuages, il n'y avait personne et on ne voyait que la borne géodésique en béton où le chiffre 3355 y est peint en rouge. Au retour nous ferons une halte de 15 h. à 15 h. 30 au refugio de Goriz pour ensuite aller chercher le sentier de la Faja de Pelay à 16 h. 30. Après un parcours en balcon au-dessus de la vallée d'Ordesa, où nous rencontrons deux isards, nous arrivons au refugio mirador de Calcilarruego (1949 mètres) à 19 heures. Entre 20 h. 15 et 21 h. 18, le ciel trop nuageux n'a pu nous faire voir la dernière grande éclipse du siècle (éclipse de lune colorée en rouge brique par l'ombre de la terre). Nous passerons la nuit du 16 au 17 dans le refugio mirador. Le mercredi 17, après être partis à 7 h. 30, nous avalerons la descente de la senda de los Casadores (sentier des Chasseurs) pour retrouver la voiture à 9 h. 30 après un superbe séjour dans cette magnifique vallée d'Ordesa.











Le Casque du Marboré
26 juillet 2000 ascension du Casque du Marboré (3006 mètres) depuis le col de Tentes (2208 mètres) sur la route D 923 au-dessus de Gavarnie, en passant par le Port de Boucharo (2270 mètres), le col des Sarradets (2589 mètres), le refuge de la Brèche de Roland ou des Sarradets (2587 mètres), le glacier de la Brèche, la Brèche de Roland (2807 mètres), le Pas des Isards et le col des Isards (2749 mètres).
Il est 6 h. lorsque je quitte le col de Tentes. sous le col des Sarradets, une chaîne a été fixée dans la roche pour aider à traverser le torrent issu du glacier du Taillon mais il est plus facile de traverser le torrent au-dessous de la chaîne, à l'horizontale. Le cable en acier qui sécurisait le passage aérien du Pas des Isards a été remplacé par une chaîne en acier (une chaîne de montagne). Au-dessus du col des Isards, deux spéléos fouillent les névés à la recherche de l'entrée d'une grotte. Après 1050 mètres de dénivelé positif, arrivée au sommet du Casque atteint après une courte escalade facile. Il y avait un vacancier avec ses deux fils, qui attendaient de brèves trouées à travers les nuages, ils lambinaient sur la crête frontière. Au retour, au-dessus du col des Isards, J'ai du mettre les crampons et utiliser le piolet pour franchir un névé incliné en passant sur une bande de neige dure large d'une vingtaine de centimètres qui ne touchait pas la paroi verticale. Un peu plus loin, je croise un retraité qui allait vers le Monte Perdido qu'il venait de gravir il y a une dizaine de jours par la Brèche de Tuquerouye dont le couloir Nord était déneigé. De retour à 13 h. 50 au col de Tentes, le parking vide le matin était saturé de voitures, tout comme plus bas les aires de stationnements du village de Gavarnie où avait lieu le festival. Un lieu d'asile pour un monde fou.


Le Grand Astazou
27 août 2002 ascension du Grand Astazou (3071 mètres) depuis l'aire de stationnement du barrage des Gloriettes (1668 mètres) au terme de la route D 176 à Gèdre, en passant par la borne de Tuquerouye (2431 mètres), le couloir de Tuquerouye, le refuge et la Brèche de Tuquerouye (2666 mètres), la vire au-dessus du lac Glacé (2620 mètres), le vallon suspendu et le col Swan (2964 mètres).
Parti seul à 8 h. 45, j'ai croisé 3 randonneurs qui rebroussaient chemin à hauteur du refuge de Tuquerouye. Ils abandonnaient leur destination initiale qui était le Grand Astazou car, de la Brèche de Tuquerouye prise par les nuages, on ne voyait pas le lac Glacé situé 74 mètres plus bas.L'Orage et le grésil m'accompagneront du col Swan jusqu'au sommet où, à 14 h. il commencera à neiger. Le tonnerre grondait et on voyait des éclairs sur le Marboré. De retour à 15 h. 30 au refuge de Tuquerouye, vide le matin, il était bien rempli par des anglais et des français. A la borne de Tuquerouye, j'ai croisé 3 espagnols qui montaient au refuge, le lendemain ils allaient gravir le Marboré sans crampons et sans corde... Dans les pâturages d'Estaubé, il y avait un taurillon au milieu des vaches. Retour à la voiture avec 1600 mètres de dénivelé positif et autant de négatif dans les jambes.







Le pic du Marboré et les pics de la Cascade
13 septembre 2002 depuis le col de Tentes (2208 mètres) sur la route D 923 au-dessus de Gavarnie, en passant par le Port de Boucharo (2270 mètres), le col des Sarradets (2589 mètres), le refuge de la Brèche de Roland ou des Sarradets (2587 mètres), le glacier de la Brèche, la Brèche de Roland (2807 mètres), le Pas des Isards, le col des Isards (2749 mètres), le col de la Cascade (2931 mètres), l'Aven du Marboré, ascension du pic Occidental de la Cascade (3095 mètres), du pic Central de la Cascade ou pic Brulle (3106 mètres), du pic Oriental de la Cascade (3161 mètres) et du pic du Marboré (3248 mètres).
Ce vendredi, en hommage à mon "petit" frère Raymond, Ramuncho, emporté dans un autre monde 9 jours avant par une cruelle maladie (cancer), j'arrive "en sa compagnie" à 13 h. 15 au sommet du pic du Marboré (3248 mètres) surmonté d'une tour de pierres ocres. Le versant espagnol était envahi de nuages alors que sur le versant français c'était le grand beau temps. J'étais parti du col de Tentes à 7 h. pour passer sur le glacier de la Brèche encore dur, sans crampons mais avec le piolet, au col des Isards (il y en avait deux) et par les trois pics de la Cascade, un symbole car le pauvre Ramuncho, les tuiles lui sont tombées dessus en cascade. Au retour, j'assisterai un randonneur bordelais qui revenait du Monte Perdido et qui appréhendait le passage de désescalade sous le col de la Cascade. Retour à la voiture à 18 h. avec 1700 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.









Le Taillon et les pics des Gabiètous
6 septembre 2003 depuis le col de Tentes (2208 mètres) sur la route D 923 au-dessus de Gavarnie, en passant par le Port de Boucharo (2270 mètres), le col des Sarradets (2589 mètres), le refuge de la Brèche de Roland ou des Sarradets (2587 mètres), le glacier de la Brèche, la Brèche de Roland (2807 mètres), la fausse Brèche (entre la Pointe Bazillac et le Doigt), ascension du Taillon (3144 mètres), descente au collado Blanco (2836 mètres) puis dans le circo espagnol de Gabieto (2700 mètres) pour faire l'ascension du pico de Gabieto Occidental (3034 mètres) et en suivant la crête Nord-Est ascension du pic des Gabiètous Oriental (3031 mètres), retour par le col des Gabiètous (2935 mètres), la crête frontière Ouest puis Sud-Ouest du Taillon avec nouveau passage au sommet du Taillon (3144 mètres).
Il est 6 h. lorsque je quitte l'aire de stationnement du col de Tentes et le ciel est peuplé d'innombrables étoiles. A mon passage au refuge des Sarradets le soleil est bien présent (deux jours plus tôt le 4 septembre 2003, parti pour aller vers le Taillon et les Gabiètous, le temps épouvantable qui m'accompagnait depuis le départ, pluie, orage, tonnerre et éclairs, m'avait contraint à faire demi-tour après une halte de 1 h. 30 au refuge des Sarradets d'où on ne voyait pas à plus de 50 mètres). Cent mètres sous le sommet du Taillon ce dernier commence à s'envelopper dans une écharpe de nuages, et lorsque j'arrive au cairn sommital, le panorama est bouché, comme il le sera lors de mon repassage au retour. Ensuite je suis descendu trop bas sur la crête ce qui m'a obligé à descendre dans le circo espagnol de Gabieto. Au sommet du pico de Gabieto Occidental et au sommet du pic des Gabiètous Oriental j'ai droit au même temps bouché avec quelques rares trouées. Au retour, alors que jusque là je n'avais rencontré personne, à partir du sommet du Taillon et durant toute la descente jusqu'au col de Tentes il y avait presque bousculade à tel point qu'au passage du torrent issu du glacier du Taillon, en voulant doubler un randonneur arrêté, j'ai fait une petite chute. Lors de cette rapide descente j'ai du dépasser une quarantaine de randonneurs pour arriver à la voiture à 15 h. 30. Ma descente dans le circo de Gabieto a fait que le dénivelé normal de 1500 mètres a été porté à 1700 mètres et l'horaire normal augmenté de 1 heure.





L'Epaule du Marboré le pic Occidental de la Cascade et la Tour du Marboré
27 août 2004 depuis le col de Tentes (2208 mètres) sur la route D 923 au-dessus de Gavarnie, en passant par le Port de Boucharo (2270 mètres), le col des Sarradets (2589 mètres), le refuge de la Brèche de Roland ou des Sarradets (2587 mètres), le glacier de la Brèche, la Brèche de Roland (2807 mètres), le Pas des Isards, le col des Isards (2749 mètres), le col de la Cascade (2931 mètres), l'Aven du Marboré, ascension de l'Epaule du Marboré (3073 mètres), du pic Occidental de la Cascade (3095 mètres), retour au col de la Cascade (2931 mètres) et ascension de la Tour du Marboré (3009 mètres) pour revenir par le col des Isards.
Ce vendredi, je quittais l'aire de stationnement du col de Tentes à 7 h. A 12 h. 15 je posais les pieds au sommet de l'Epaule du Marboré et après être passé au pic Occidental de la Cascade, en repassant par le col de la Cascade j'étais au sommet de la Tour du Marboré à 15 h. 15. Il y avait un randonneur anglais qui avait pris possession du sommet avec son appareil photo. C'était la dixième fois qu'il y grimpait et il cherchait à descendre par l'Ouest vers la balise du Parc National qu'il avait repéré sur la crête frontière. La remontée du Pas des Isards à la Brèche de Roland fut dure, 5 randonneurs m'y ont doublé, ce n'était pas dans mes habitudes. On ne peut pas être tous les jours au top et pourtant le dénivelé positif n'était que de 1300 mètres.








Le Petit Astazou
9 septembre 2004 ascension du Petit Astazou (3012 mètres) depuis l'aire de stationnement du barrage des Gloriettes (1668 mètres) au terme de la route D 176 à Gèdre, en passant par la vallée d'Estaubé, la borne de Tuquerouye (2431 mètres), le couloir de Tuquerouye, le refuge et la Brèche de Tuquerouye (2666 mètres), la vire au-dessus du lac Glacé (2620 mètres), le vallon suspendu, le col Swan (2964mètres) et l'arête Est du Petit Astazou, retour par le col Sud (2955 mètres) et l'itinéraire de montée à partir de la vire au-dessus du lac Glacé (2620 mètres).
Le Petit Astazou que je voulais gravir le 27 août 2002 au retour du Grand Astazou, un orage de grésil ne me l'avait pas permis. Parti à 7 h. du barrage des Gloriettes, un vacher m'accompagnera jusqu'au pont d'Estaubé et à 10 h. 45 j'étais au refuge de la Brèche de Tuquerouye. Je foulais le sommet du Petit Astazou à 13 h. 55. En descendant par le col Sud je croisais 6 randonneurs espagnols et plus tard, près du lac des Gloriettes, un autre vacher du Gers qui cherchait sa mère qu'il avait laissé près du pont d'Estaubé en allant visiter ses 25 vaches. Je retrouvais la voiture à 18 h. 45 après 1600 mètres de dénivelé positif et autant de négatif. Une journée bien ensoleillée, avec un petit crachin dans la descente du couloir de Tuquerouye.









