Pyrénées 3000 (massif Perdiguère Clarabide)

 
 


Les pics de Clarabide, le pico de Gias, la Pointe Lourde-Rocheblave,
le pic Camboué et le pic Saint Saud

* 25 août 2005, depuis l'aire de stationnement du Pont du Prat (1229 mètres) au terminal de la route D 725 au Sud de Loudenvielle, en remontant la forêt pour laisser filer à droite l'itinéraire de la Pez et continuer vers le refuge de la Soula, passer à la vierge de Santette (1580 mètres), suivre au Sud la corniche au-dessus des gorges de Clarabide pour aller traverser la passerelle qui enjambe le torrent sous le refuge de la Soula, passer entre le refuge et la Centrale (1700 mètres), descendre pour remonter aussitôt après avoir traversé une passerelle Sud-Est puis Sud afin d'aller longer Sud-Est la vallée sur la rive droite du torrent venant du vallon d'Aygues-Tortes, infléchir au Sud (1937 mètres) pour ensuite laisser à droite la cabane de Prat Caseneuve en repartant direction générale Est afin de passer au lac de Pouchergues (2108 mètres), remonter le long de sa rive droite pour le dépasser en continuant au Sud puis virer à l'Est afin de remonter au-dessus du cirque et reprendre la montée direction Sud-Est jusqu'au lac de Clarabide (2660 mètres), puis infléchir à l'Est afin de passer au Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias (2921 mètres), y suivre la crête au Sud-Sud-Est pour faire l'ascension du pic Oriental de Clarabide (3012 mètres), du pic de Clarabide (3020 mètres), du pic Occidental de Clarabide (3008 mètres), avec retour sur le pic de Clarabide (3020 mètres) pour descendre au Sud à la brèche de Gias (2953 mètres) et aller gravir le pico de Gias (3011 mètres), revenir à la brèche de Gias pour continuer au Nord sur le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias afin d'y suivre la crête au Nord-Est et faire l'ascension de la Pointe Lourde-Rocheblave (3104 mètres), continuer à l'Ouest-Nord-Ouest pour passer au sommet du pic Camboué (3043 mètres), puis à l'Ouest au sommet du pic Saint Saud (3003 mètres) avec retour par le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias et descente sur l'itinéraire de montée.

Schéma rando aux pics de Clarabide

Voici le récit d'une journée bien remplie. Il est 1 h. 38 quand je quitte Pau à bord de ma Xsara. A Loudenvielle (vallée du Louron) je continue sur la route qui mène à la centrale électrique de Tramezaygues pour garer la voiture sur l'aire de stationnement du Pont du Prat (1228 mètres) à 3 h. 20. Après avoir préparé mon sac sans oublier le piolet, la corde et les crampons (qui ne me seront pas utiles, mais il vaut mieux les emporter), il est 3 h. 45 lorsque je quitte le parking pour passer près d'un panneau indiquant les itinéraires du secteur, je traverse le pont pour longer les installations de la centrale. Un bon chemin pénètre en suivant dans la hêtraie-sapinière pour s'élever en zigzags, les lumières de la centrale ne m'aident plus et je suis dans l'obligation d'utiliser ma lampe frontale. A 1345 mètres, au panneau "refuge de la Soula", je laisse filer à droite l'itinéraire de la vallée de la Pez, pour continuer à gauche en direction du refuge de la Soula. Je poursuis la progression par d'amples lacets pour passer trois fois (passerelles métalliques) sur la conduite des eaux en utilisant l'itinéraire "par les lacets" plus doux que le "sentier raide". Passage à la vierge de Santette (1580 mètres) il est 4 h. 45, le chemin est taillé dans la roche. Maintenant le sentier file presque horizontalement le long des gorges de Clarabide avec quelques légères descentes-montées (chantiers de sécurisation). Une fois arrivé à l'extrémité du canyon, je descends  en passant près d'une source pour franchir le pont qui enjambe le cours d'eau et ainsi arriver en suivant  à la confluence des torrents de Clarabide et de Caillauas. Le chemin est dallé de pierres, comme l'étaient les voies romaines. Il est 5 h. 30 quand je passe devant l'entrée du refuge de la Soula (1700 mètres), un chien commence à vouloir me suivre mais fait demi-tour en voyant mon piolet. Je passe entre le refuge et la centrale électrique en longeant des rails. Arrivé derrière les bâtiments je descends pour, ensuite, traverser un pont métallique en laissant en suivant un autre pont à droite. Je monte vers le Sud sur le sentier du lac de Pouchergues (balisage bleu, avec la frontale on ne le voit pas). Le sentier gravit un flanc boisé et franchit un ressaut (dans le noir j'ai plusieurs fois fait demi-tour pour retrouver le bon itinéraire entre rocailles et prairies) pour déboucher sur un replat herbeux. L'itinéraire balisé progresse rive droite du torrent de Clarabide, le jour se lève. Après avoir remonté un tronçon raide et rocailleux, qui permet d'atteindre la tête du vallon, je traverse à gué, et laisse filer à droite (1937 mètres) l'itinéraire qui mène au refuge Prat-Cazeneuve et au vallon d'Aygues-Tortes (que j'emprunterai au retour). Je remonte sur pelouse puis dans les éboulis afin de rejoindre le sentier qui me mène direction Nord-Est au lac de Pouchergues (2108 mètres), il est 7 h. 35. Je passe sur le mur pour contourner le lac par la gauche (rive droite Nord) en progressant d'abord sur un terrain herbeux, puis entre des blocs par de légères descentes et montées jusqu'au fond du lac. En suivant les cairns ils me mènent sur une rude montée en direction Sud-Est, le terrain est assez difficile. Après avoir dépassé le point de résurgence des eaux entre des blocs de granit, le sentier vire à gauche pour aller trouver le point faible de ce cirque qui paraît infranchissable et en m'aidant des mains (petit pas d'escalade facile) je gravis le ressaut du cirque pour rejoindre une croupe herbeuse Est-Sud-Est et après une raide montée en zigzags j'arrive à 9 h. 10 au névé qui domine le lac glacé de Clarabide (2648 mètres). Je descends vers la rive droite du lac pour le longer et ensuite remonter le névé qui borde la cuvette du lac, l'ascension se poursuit à mi-flanc, direction Est, sur des névés et des rocailles vers le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias bien visible à l'Est. La raide pente d'éboulis au-dessus du névé impressionne (je l'emprunterai au retour, dans le sens de la descente encore plus impressionnante), aussi je vais chercher à gauche Nord-Est la croupe Ouest de la Pointe Lourde-Rocheblave sur de gros blocs d'éboulis pas très stables. Vers 3000 mètres des blocs fuient sous mes pieds et c'est la chute rattrapée en m'accrochant à un rocher bien coincé. J'arrête les saignements de ma jambe gauche (du haut de la cuisse au bas du molet) avec de la neige. Ce moment de frayeur passé, je descends Sud-Est sur le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias (2921 mètres). Je remonte la crête un peu à gauche du fil  vers le Sud-Sud-Ouest (les pierres scintillent d'or comme dans tout le secteur) pour arriver au pic Oriental de Clarabide (3012 mètres), il est 11 h. et il y a là trois randonneurs espagnols (de Madrid et Sarragosse) qui étaient partis du refuge d'Estos. Je continue sur la crête direction Sud-Sud-Ouest et la pierre vire du gris à l'orange-rouge, je passe près de la dépression cotée 2989 mètres et après une brève montée parviens au sommet du pic de Clarabide (pic Central de Clarabide) (3020 mètres) en compagnie des trois espagnols qui vont ensuite redescendre vers Estos, il est 11 h.25. Je continue direction Sud-Ouest toujours sur la crête pour atteindre le pic Occidental de Clarabide (3008 mètres). Maintenant, je dois aller chercher la brèche de Gias, il semble possible d'y aller directement mais il y a de beaux précipices, aussi je choisis de revenir sagement Nord-Est pour repasser au sommet du pic de Clarabide (pic Central de Clarabide) (3020 mètres). A partir de là, je descends sur une sorte de sable marron directement Sud-Est sur la brèche de Gias (entre le pic de Clarabide et le pic de Gias) (2953 mètres). Je remonte en suivant un sentier un peu sur le flanc gauche qui va virer à droite pour aller chercher la base de la falaise à droite où j'arrive au pied d'une cheminée. Par une escalade facile mais prudente je remonte la cheminée (II) (couloir prononcé en rocher calcaire gris) pour arriver sur la crête que je vais suivre à gauche sur une vingtaine de mètres afin d'atteindre le sommet du pic de Gias (3011 mètres) et il est 12 h. 20 (halte restauration). Je retourne par le même itinéraire vers le pic de Clarabide que je ne regravis pas, une quarantaine de mètres sous le sommet vers 2980 mètres, je pars Nord-Nord-Est pour passer sur le flanc du pic Oriental de Clarabide, en évitant les surplombs et ainsi rejoindre le fil droit de la crête pour descendre sur le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias (2921 mètres) où un couple de français arrive du raide couloir d'éboulis. Depuis le Port Supérieur de Pouchergues je remonte Nord-Est la crête, d'abord mi-herbeuse mi-pierreuse elle fait place rapidement à des blocs d'éboulis plus ou moins stables. Vers 3000 mètres je croise deux randonneurs espagnols qui reviennent du pic des Gourgs Blancs par sa crête Ouest, ils me signalent que le final de la Pointe Lourde-Rocheblave est plus dur que la cheminée du pic de Gias et très aérien. Pour moi, ils ont confondu la Pointe Lourde-Rocheblave avec la Tour Armengaud, mon moral n'est pas affecté et je continue à naviguer sur des gros blocs d'éboulis de granit gris et noir, des cairns ont l'air assez bien placés, mais je vais directement vers le sommet. Avec prudence j'arrive sur la crête entre la Pointe Lourde-Rocheblave à gauche et la Tour Armengaud à droite. J'avais raison, j'avale la trentaine de mètres qu'il me reste à faire à gauche pour arriver prudemment à 13 h. 55 au sommet de la Pointe Lourde-Rocheblave (3104 mètres). Je quitte le sommet en descendant  toujours sur des gros blocs de granit vers l'Ouest, puis sur un replat (3050 mètres) je bifurque à droite Nord pour filer directement vers la crête que je rejoins à hauteur d'une brèche, d'où je remonte sans peine jusqu'au sommet du pic Camboué (3043 mètres), il est 14 h. 30. Je continue sur la crête vers l'Ouest pour ensuite l'abandonner en descendant Sud-Ouest vers le petit lac (2890 mètres) qui occupe le fond de la cuvette. Un peu avant d'arriver au petit lac, je remonte plein Nord un couloir d'éboulis qui devient de plus en plus raide et qui me fait parvenir à 15 h. 20 au sommet du pic Saint Saud (3003 mètres). Je redescends vers le petit lac pour, à 2900 mètres, remonter toujours à travers des éboulis plus ou moins gros sur la croupe Ouest de la Pointe Lourde-Rocheblave jusqu'à 3000 mètres et à partir de là commencer enfin, à 16 h. 10, ma descente retour. Elle va me faire passer par le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias, le raide couloir d'éboulis, le lac glacé de Clarabide, le lac de Pouchergues (où je double le couple de français qui avait fait demi-tour sous le couloir d'accès au sommet du pic des Gourgs Blancs qui les a trop impressionné), le refuge Prat-Cazeneuve, le refuge de la Soula à 19 h. 30, la vierge de Santette où la nuit m'accompagnera jusqu'au Pont du Prat où, après 2700 mètres de dénivelé positif et autant de négatif, je retrouve ma voiture à 21 h. qui me ramènera à Pau à 23 h.

Carte IGN 1:25000 Bagnères-de-Luchon Lac d'Oô 1848 OT.

Montée de nuit vers les gorges de Clarabide  Passage au lac de Pouchergues 2108 m

Traversée du névé au lac glacé de Clarabide  Du sommet du pic Oriental de Clarabide, pic de Clarabide et Posets

Du sommet du pic de Clarabide, le Posets

Du sommet du pic de Clarabide, le pic des Gourgs Blancs  Du sommet du pic Occidental de Clarabide, Gourgs Blancs et pico de Gias

Du sommet du pic Occidental de Clarabide, lacs de Clarabide et de Pouchergues  Du sommet du pico de Gias, le pic de Clarabide

Du sommet du pico de Gias, le massif Aneto Maladeta  Du sommet de la Pointe Lourde-Rocheblave, le pic des Gourgs Blancs

 Du sommet du pic de Camboué 3043 m, le pic des Gourgs Blancs

Du sommet du pic Camboué 3043 m, vue sur le lac de Clarabide, le Gran Bachimala et le pic Saint Saud

Du sommet du pic Saint Saud, les Gourgs Blancs  Du sommet du pic Saint Saud, le vallon des Gourgs Blancs

Du sommet du pic Saint Saud, Posets et lac glacé de Clarabide

Huit sommets de plus de 3000 mètres dont sept différents en 17 h. 15 pour 2700 mètres de dénivelé positif et autant de négatif ! Beaucoup de "cailloux" mais de superbes panoramas en récompense. Il est préférable d'étaler une telle course sur deux jours et les plus "costauds" pourront s'offrir en prime quatre autres trois mille, le pic Jean Arlaud, le pic des Gourgs Blancs, les Gourgs Blancs Ouest et la Tour Armengaud. Le 2 août 2005, avec Jean-Marc nous devions aller randonner dans le Néouvielle vers le Campbieil mais le mauvais temps a fait que nous étions venus randonner, sous la pluie, jusqu'au-dessus du refuge de la Soula, dans le but de reconnaître le début du parcours pour une future course avec départ de nuit vers les trois mille de la région.

Remontée des gorges de Clarabide

Salamandre dans les gorges de Clarabide  Mauvais temps au-dessus de la Centrale et du refuge de la Soula

 


Le pic Perdiguère, la Tuca de Litérole, le pic Royo, la Pointe de Litérole et l'Aiguille de Litérole

* 18 juillet 2006, depuis l'aire de stationnement des granges d'Astau (1130 mètres) au terminal de la route D 76 à Oô, en suivant direction générale Sud le G.R. 10 pour passer au lac d'Oô (1504 mètres), au col d'Espingo (1967 mètres) (sous lequel on laisse filer à gauche le G.R. 10), au lac Saussat (1921 mètres), à la Coume de l'Abesque (2152 mètres), à la cote 2508, au refuge du Portillon ou refuge Jean Arlaud (2571 mètres), pour traverser vers l'Est le barrage du lac du Portillon et remonter vers le Sud au-dessus de la rive droite pour aller remonter Est-Sud-Est le vallon de Litérole, passer au col Supérieur de Litérole (3049 mètres) afin de gravir au Sud-Ouest la crête qui mène au sommet du pic Perdiguère (3222 mètres) pour revenir au col Supérieur de Litérole (3049 mètres) et aller suivre la crête au Nord pour gravir la Tuca de Litérole (3095 mètres), le pic Royo (3121 mètres), puis au Nord-Est la Pointe de Litérole (3132 mètres) et l'Aiguille de Litérole (3028 mètres) pour descendre au col Inférieur de Litérole (2983 mètres), puis à l'Ouest suivre le vallon Inférieur de Litérole pour rejoindre l'itinéraire de montée au-dessus de la rive Est du lac du Portillon (2620 mètres).

Il est 3 heures lorsque je quitte seul avec ma torche l'aire de stationnement des granges d'Astau, pour passer à 4 heures au lac d'Oô, à 5 h15 au col d'Espingo, à 6 h20 à la Coume de l'Abesque où je n'ai plus besoin de torche, le jour s'est levé. A 7 h35 je passe devant le refuge du Portillon ou refuge Jean Arlaud et je n'ai rencontré personne. Après avoir perdu un quart d'heure en empruntant un sentier qui ne mène nulle part, je laisse le vallon Inférieur de Litérole pour aller remonter le vallon de Litérole et passer au col Supérieur de Litérole à 10 heures. Sur la crête finale, je croise un groupe de quatre anglais qui cherchaient un de leurs sacs laissé au-dessus du passage d'escalade et au sommet du pic Perdiguère que je foule à 10 h35 il y a un espagnol qui cherche à l'aide de sa carte à identifier les sommets voisins. Lorsque je passe au sommet de la Tuca de Litérole, il est 11 h30, au sommet du pic Royo il est 11 h50, je croise ensuite un français et nous échangeons des conseils pour la suite de nos itinéraires. Après être passé au sommet de la Pointe de Litérole à 12 h07, je croise un couple d'espagnols qui me déconseille de continuer sur la crête trop aérienne et de contourner l'Aiguille par le versant espagnol moins raide que le coté français (le français m'avait fait les mêmes remarques). Je continue malgré tout sur la crête et après un passage de désescalade, je gravis l'Aiguille de Litérole pour en atteindre son sommet étroit et escarpé à 12 h45. Je descends avec prudence les éboulis croulants du versant français pour aller rejoindre l'itinéraire de montée, retrouver le refuge du Portillon à 13 h45 où je reste un moment à discuter avec un groupe de montagnards alpins qui me vantent leur montagne, la Corse et la Réunion. A 15 h22 je passe au col d'Espingo, à 16 h03 au barrage du lac d'Oô pour retrouver ma voiture à 16 h44 après 2400 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.

Le 1er juin 2006 j'étais venu reconnaître le début de l'itinéraire, dans le but d'une future course avec départ de nuit vers les trois mille du Portillon. Une avalanche me fera faire demi-tour dans le cirque d'Espingo, à la Coume de l'Abesque (2152 mètres).

Carte IGN 1:25000 Bagnères-de-Luchon Lac d'Oô 1848 OT.

Le jour se lève sur Espingo 18 07 2006  Le pic des Spijeoles rougi par les premiers rayons de soleil

Passage devant le refuge Jean Arlaud pour passer ensuite sur le barrage du portillon  Depuis le barrage, le pic Perdiguère et le lac du Portillon

De l'entrée du vallon de Litérole, le lac du Portillon  Du col Supérieur de Litérole, la crête Nord-Est du pic Perdiguère qu il faut gravir

Au-dessus du col Supérieur de Litérole, escalade de la crête Nord-Est du pic Perdiguère  Du sommet du pic Perdiguère, le massif Aneto-Maladeta et l'ibon de Lliterola

Du pic Perdiguère, le massif Aneto-Maladeta et l'ibon de Lliterola  Du pic Perdiguère, le Posets

Du pic Perdiguère, Seil de la Baque, Gourgs Blancs et lac du Portillon  Du pic Perdiguère, les pics Gourdon, des Spijeoles et le lac du Portillon

Du pic Perdiguère, le pic Lézat, le pic Royo et la Pointe de Litérole  Du pic Perdiguère, le pic Royo, la Pointe de Litérole et Crabioules

Arrivée au sommet de la Tuca de Litérole, avec le pic Royo et la Pointe de Litérole  De la Tuca de Litérole, le pic Perdiguère et sa crête Nord-Est

Arrivée au sommet du pic Royo avec le pic Perdiguère dans le dos  Du pic Royo, le massif Aneto-Maladeta et l'ibon de Lliterola

Du pic Royo, la Pointe de Litérole  Du sommet de la Pointe de Litérole, le pic Perdiguère

De la Pointe de Litérole, les pics Gourdon, des Spijeoles et le lac du Portillon

De la Pointe de Litérole, les pics Perdiguère et Royo  De la Pointe de Litérole, le massif Aneto-Maladeta et l'ibon de Lliterola

De la Pointe de Litérole, sa crête Est, le Maupas et l'ibon coté 2816  Du sommet de l'Aiguille de Litérole, le col Inférieur de Litérole encore enneigé

De l'Aiguille de Litérole, sa crête déchiquetée au-dessus du col Inférieur de Litérole  Descente par le lac d'Oô et sa belle cascade

Le 1er juin 2006 j'étais venu reconnaître le début de l'itinéraire, dans le but d'une future course avec départ de nuit vers les trois mille du Portillon. Une avalanche me fera faire demi-tour dans le cirque d'Espingo, à la Coume de l'Abesque (2152 mètres).

Le lac d'Oô et sa belle cascade  Du col d'Espingo, le lac et le refuge d'Espingo

Belle cascade au-dessus du lac Saussat

Stop, avalanche dans le cirque d'Espingo, à la Coume de l'Abesque  Devant l'avalanche à la Coume de l'Abesque

 


Le pic des Spijeoles

* 19 août 2006, ascension du pic des Spijeoles (3065 mètres) depuis l'aire de stationnement des granges d'Astau (1130 mètres) au terminal de la route D 76 à Oô, en suivant direction générale Sud le G.R. 10 pour passer au lac d'Oô (1504 mètres), au col d'Espingo (1967 mètres) (sous lequel on laisse filer à gauche le G.R. 10), au lac Saussat (1921 mètres), à la bifurcation (2090 mètres) où on laisse filer au Sud l'itinéraire dallé du refuge du Portillon pour prendre à droite Sud-Ouest le sentier cairné qui prend ensuite une direction Sud, pour franchir un ressaut à l'Ouest, revenir direction Sud-Sud-Est, passer un col (2760 mètres) (situé au Nord-Ouest du lac Glacé ou lac du Port d'Oô) et continuer direction générale Ouest pour aller escalader au Nord une cheminée située dans un point faible des falaises Sud-Est (2900 mètres) du pic des Spijeoles afin de remonter une raide pente d'éboulis et arriver au sommet par une escalade à gauche du cône terminal. Retour par l'itinéraire de montée.

Il est 5 h30 lorsque je quitte l'aire de stationnement des granges d'Astau avec la lumière de ma lampe. A 6 h50 le jour se lève et à 7 h45 je passe au col d'Espingo puis je quitte l'itinéraire dallé du refuge du Portillon à 8 h25 pour emprunter un sentier raide et humide. Après avoir remonté une raide pente de gros blocs d'éboulis où je rencontre des zones enneigées à partir de 2700 mètres (il avait neigé la nuit précédente) vers 10 h30 je passe au col situé au Nord-Ouest du lac Glacé ou lac du Port d'Oô pour ensuite remonter (à travers de gros blocs d'éboulis et sur de la neige de plus en plus présente) vers les falaises Sud-Est du pic des Spijeoles où je m'engage dans une cheminée aérienne que j'escalade avec grande prudence (les prises sont recouvertes de neige). Pas de chance, j'arrive sous une roche coincée, c'est pas le moment de lacher prise et après un périlleux détour pour surmonter ce mauvais passage j'arrive sur une large zone d'éboulis pentue et recouverte de neige. A 2950 mètres je mets les crampons (que je fais toujours suivre avec mon piolet et une corde dans mon sac à dos) pour terminer l'escalade du cône sommital en écharpe par la gauche et arriver au sommet du pic des Spijeoles à 11 h38. La vue est dégagée sauf sur le Perdiguère où l'orage menace. Le vent est puissant, les nuages se rapprochent rapidement et je quitte le sommet à 11 h50 car je ne souhaite pas être pris par l'orage et je veux passer la cheminée délicate avant de manger (c'est bizarre, je la traverse plus facilement dans le sens de la descente). A 2800 mètres je croise deux randonneurs de Saint-Gaudens qui me demandent l'état des hauts lieux, je leur donne quelques conseils de prudence, les invite à aller plus à gauche que la cheminée d'où je viens pour ensuite retrouver mes traces dans la neige au-dessus de la falaise. A 2760 mètres, mêmes conseils pour un randonneur Toulousain qui avait gravi le Perdiguère et le Vignemale ce mois d'août. A 14 h06 je retrouve l'itinéraire dallé du refuge du Portillon, à 14 h48 le col d'Espingo, à 15 h31 le lac d'Oô où un ancien chasseur d'isards cherchait en vain, sur le sentier, à en voir dans le secteur (dans le secteur d'Orlu il en voyait partout). Comme à chaque fois, entre le col d'Espingo et les granges d'Astau je croise et double énormément de monde. Enfin à 16 h15 je retrouve ma voiture après 2080 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.

Le sol était bien enneigé à partir de 2800 mètres et j'ai mis les crampons à partir de 2950 mètres jusqu'au sommet.

Carte IGN 1:25000 Bagnères-de-Luchon Lac d'Oô 1848 OT.

Panneau sur le sentier du lac d'Oô  Le jour se lève sur le cirque d Espingo

Col 2760 m. au Nord-Ouest du lac Glacé ou lac du Port d'Oô  Sous les falaises Sud-Est du pic des Spijeoles

Escalade d'une cheminée dans les falaises Sud-Est du pic des Spijeoles  Arrivée au sommet du pic des Spijeoles avec les crampons

Du sommet du pic des Spijeoles, le Perdiguère dans les nuages et le lac Glacé  Du sommet du pic des Spijeoles, le pic Gourdon en alignement du pic Jean Arlaud, les pics des Gourgs Blancs, Pointe Lourde-Rocheblave, pics Camboué et Saint Saud

Du sommet du pic des Spijeoles, le vallon des Gourgs Blancs et ses superbes lacs

Du sommet du pic des Spijeoles, les pics Belloc et de Hourgade  Du sommet du pic des Spijeoles, Quayrat, Lézat et le vallon Inférieur de Litérole enneigé

 Du sommet du pic des Spijeoles, le Perdiguère dans les nuages et le Seil de la Baque


Le pic des Gourgs Blancs  

* 28 août 2009, depuis l'aire de stationnement du Pont du Prat (1229 mètres) au terminal de la route D 725 au Sud de Loudenvielle, en remontant la forêt pour laisser filer à droite l'itinéraire de la Pez et continuer vers le refuge de la Soula, passer à la vierge de Santette (1580 mètres), suivre au Sud la corniche au-dessus des gorges de Clarabide pour aller traverser la passerelle qui enjambe le torrent sous le refuge de la Soula, passer entre le refuge et la Centrale (1700 mètres), descendre pour remonter aussitôt après avoir traversé une passerelle Sud-Est puis Sud afin d'aller longer Sud-Est la vallée sur la rive droite du torrent venant du vallon d'Aygues-Tortes en passant aux cotes 1822, 1929 et 1918 afin d'arriver à la cabane de Prat-Cazeneuve ou Prat-Caseneuve (2020 mètres) pour y passer la nuit.
* 29 août 2009, départ de la cabane de Prat-Cazeneuve, pour remonter Nord-Est et passer au lac de Pouchergues (2108 mètres), continuer au Sud puis virer à l'Est afin de remonter au-dessus du cirque et reprendre la montée direction Sud-Est jusqu'au lac de Clarabide (2660 mètres), puis infléchir à l'Est afin de passer au Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias (2921 mètres) pour remonter Nord-Nord-Est la crête de Lourde-Rocheblave et l'abandonner pour faire une traversée à flanc en diagonale ascendante Est-Nord-Est et ainsi atteindre après franchissement de 3 éperons la cheminée qui mène au Nord au sommet du pic des Gourgs Blancs (3129 mètres). Retour par le même itinéraire et à partir du déversoir du lac de Pouchergues, descente Ouest-Nord-Ouest pour retrouver l'itinéraire de montée dans la vallée à la cote 1937 sans repasser par Prat-Cazeneuve.

 

Partis à 13 heures 15 de l'aire de stationnement, avec Chrystel et Peio, nous traverserons tranquillement les gorges de Clarabide, pour passer à 15 heures au refuge de la Soula. Au-delà du refuge, les randonneurs croisés nous signalaient que la mer de nuages dans laquelle nous étions n'était plus présente au-dessus du lac de Clarabide où nous comptions bivouaquer en cas de beau temps. Plus nous avancions plus la visibilité se réduisait aussi, à 17 heures 30 nous choisirons un sage repli à la cabane de Prat-Cazeneuve. Nous y passerons la nuit en compagnie de deux randonneurs espagnols et de trois pêcheurs avec qui nous partagerons chorizo et vin et qui chanteront jusque tard dans la nuit...
Après un réveil (sauf pour moi car je ne peux pas dormir en altitude) à 5 heures 45, nous quitterons la cabane à 6 heures 50 pour passer à 9 heures 30 au lac de Clarabide. A partir de la cuvette enneigée située sous le Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias, nous monterons à gauche pour suivre une sente cairnée qui permet d'éviter la raide pente d'éboulis croulants et à 10 heures 15 nous passerons au Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias que nous quitterons à 10 heures 30 pour nous engager en suivant les nombreux cairns sur une traversée en diagonale ascendante Est-Nord-Est où nous croiserons des randonneurs revenant du pic des Gourgs Blancs qui nous donneront de précieuses indications sur l'itinéraire à suivre. Il y a trois brèches-cheminées à franchir sur le flanc Sud Lourde-Rocheblave-Armengaud-Gourgs Blancs, la dernière impose un pas d'escalade pour franchir un gros bloc coincé soit par la gauche, soit par la droite comme nous l'avons fait, au-delà, il faut suivre une vire qui domine un à-pic et se dirige vers une petite brèche qu'il ne faut pas franchir, juste avant il faut remonter à gauche plein Nord la cheminée qui débouche directement au sommet du pic des Gourgs Blancs. Arrivés au sommet, qui nous offre un fantastique panorama, à 11 heures 30, nous le quitterons à 12 heures pour faire une halte restauration de 12 heures 50 à 13 heures 30 au Port Supérieur de Pouchergues, à 14 heures nous passerons au lac de Clarabide et à 19 heures 15 nous retrouverons l'aire de stationnement de Pont du Prat.

Carte IGN 1:25000 Bagnères-de-Luchon Lac d'Oô 1848 OT.


13 h 15 départ de l`aire de stationnement de Pont du Prat 1228 m  Passage au-dessus de la Centrale Electrique de Tramesaygues

Bifurcation avec l`itinéraire du Port de la Pez  Progression au-dessus des gorges de Clarabide 

Traversée du torrent sous le refuge de la Soula  15 h passage au refuge de la Soula 1700 mètres

17 h 30 arrivée à la cabane de Prat-Cazeneuve 2020 mètres  Ambiance de fête dans le refuge de Prat-Cazeneuve 

Passage au-dessus du lac de Pouchergues  Regard derrière vers le lac de Clarabide

La zone d`éboulis à remonter à l`Est du lac de Clarabide  Passage au Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias 2921 mètres

Du Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias, le pic Oriental de Clarabide  Du Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias, le ibon de Gias

Du Port Supérieur de Pouchergues ou de Gias, la crête Sud-Ouest de la Pointe Lourde-Rocheblave  Progression sur le flanc Sud de la Pointe Lourde-Rocheblave

Sur le flanc Armengaud-Gourgs Blancs, la cheminée avec bloc coincé à remonter par la droite   Cheminée Sud du pic des Gourgs Blancs qui débouche au sommet 

 Depuis la cheminée Sud du pic des Gourgs Blancs, le ibon de Gias  11 h 30 sommet du pic des Gourgs Blancs 3129 mètres
 
Du sommet du pic des Gourgs Blancs 3129 mètres, le Perdiguère et l`Aneto

Du sommet du pic des Gourgs Blancs, le pico Posets

Du sommet du pic des Gourgs Blancs, les pics de Clarabide et le pico Posets  Du sommet du pic des Gourgs Blancs, les pics Balaitous et Vignemale
Du sommet du pic des Gourgs Blancs, le vallon des Gourgs Blancs  Du sommet du pic des Gourgs Blancs, les pics Belloc, des Spijeoles et Gourdon

Du sommet du pic des Gourgs Blancs, Quayrat, Crabioules, lac Glacé ou lac du Port d`Oô et pic Jean Arlaud

Désescalade du bloc coincé dans la cheminée sur le flanc du pic des Gourgs Blancs  Descente vers le lac de Clarabide

Retour au lac de Pouchergues  La vallée sous le lac de Pouchergues

Aconit Napel à 1920 mètres dans la vallée sous le lac de Pouchergues  Trou nommé Couartaou à 1929 mètres, creusé par l`homme il servait de mesure pour le sel ou le grain de contrebande

Sur le chemin du retour, regard derrière vers les pics de Clarabide  Le lac de Génos-Loudenvielle








 

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