Le glaciar de Aneto
31 août 1994 depuis l'aire de stationnement de la Renclusa (1900 mètres) à la Besurta au-dessus de Benasque, en passant par le refugio de la Renclusa (2140 mètres), le Portillon Inferior (2761 mètres), le pierrier de Aneto pour arriver sur le glaciar de Aneto (3000 mètres), et en redescendre par le barranco qui en est issu, passer par la vallon de Barrancs, le plan de Aiguallut et le Faurau de Aiguallut.
Depuis le parking avec Marcel et nos lampes nous aurons rendez-vous avec les orages, les éclairs, les coups de tonnerres, la galère dans le pierrier de Aneto, le soleil puis les crevasses du glaciar de Aneto avec un retour forcé par le barranco qui mène au vallon de Barrancs et au Faurau de Aiguallut. Pour la petite histoire, le Faurau de Aiguallut ou Trou du Toro (2000 mètres) est une sorte de bassin naturel où disparaissent sous terre les eaux issues de la fonte du glacier de Aneto, du glacier de Salenques, du glacier de Tempestades, de la Valleta de Benasque et de Mulleres. Elles ressurgissent, après un parcours sous-terrain de 3850 mètres, au Guells de Joeu (Oeil de Jupiter) (1400 mètres) à la Artiga de Lin dans le val d'Aran pour devenir la Garonne. Partis à 5 h., à 5 h. 55 nous passions au refugio de la Renclusa pour être de retour à 18 h. 20.









Le pico de Aneto
8 septembre 1995 depuis l'aire de stationnement de la Renclusa (1900 mètres) à la Besurta au-dessus de Benasque, en passant par le refugio de la Renclusa (2140 mètres), le Portillon Inferior (2761 mètres), la crête de los Portillones, le pico del Portillon Superior (2908 mètres), le Portillon Superior (2900 mètres), le pierrier de Aneto, le glaciar de Aneto, le collado de Coronas (3196 mètres), la Punta Oliveras Arenas (3298 mètres) et le puente de Mahoma ou Pas de Mahomet, ascension du pico de Aneto (3404 mètres).

Départ à 2 h. avec Marcel et nos lampes. Entre 3 h. 30 et 6 h. 30, au-dessus du refugio de la Renclusa, repli dans un abri sous roche (2350 mètres) pour attendre le fin d'un orage avec de la neige. Nous avons mis les crampons sur le glaciar de Aneto pour suivre une cordée de 4 randonneurs. Après être passé par la Punta Oliveras Arenas (3298 mètres), un randonneur espagnol m'accompagnera pour passer l'aérien Puente de Mahoma ou Pas de Mahomet et arriver sur le pic d'Aneto (3404 mètres), point culminant des Pyrénées. S'il y avait la croix, il n'y avait pas le panorama (bouché par les nuages) et je retournais rejoindre Marcel au pied du Puente de Mahoma. Au retour nous avons porté assistance à un anglais blessé,dans sa chute il s'était semble-t'il fracturé la cheville, c'était pas beau. Marcel est resté avec lui avec une lampe et moi je suis descendu avec trois sacs à dos donner l'alerte au refugio de la Renclusa. Cette péripétie fit que le retour à la voiture eut lieu à 23 h. 30. Une très longue journée et 1700 mètres de dénivélé positif pour autant de négatif.


Le collado Maldito
6 septembre 2005 depuis le parking de l'Hospital de Benasque (1754 mètres) au-dessus de Benasque, en passant par la Besurta (1900 mètres), le refugio de la Renclusa (2140 mètres), le Portillon Inferior (2761 mètres), la crête de los Portillones, le Portillon Superior (2900 mètres), le pierrier pour prendre pied sur le glaciar de Aneto et atteindre la crête Nord-Ouest du pico Maldito au collado Maldito (3198 mètres) et retour par le même itinéraire.
Partis à 4 h. 30 avec Jean-François, nous passerons à 5 h. 15 à la Besurta, à 6 h. 36 au refugio de la Renclusa en plein chantier. Pluie à partir du Portillon Inferior (2761 mètres), soleil puis grésil juste après le passage du Portillon Superior (2900 mètres), neige sur le glaciar de Aneto et demi-tour au collado Maldito (3198 mètres) pour cause d'orage. Nous retrouverons sous la pluie et dans le brouillard le Portillon Superior où nous rencontrerons le premier humain de la journée: un coureur égaré en training avec un petit sac à "d'eau" qui avait raté le passage du Portillon Superior. Bien heureux de nous trouver en ces lieux il nous suivra mais pas pour longtemps car nous n'allions pas assez vite. Nous serons de retour au parking à 16 h. 50. Sur la route nous serons ensuite stoppés à hauteur de la bifurcation de Cerler à cause du passage de la vuelta (tour d'Espagne cycliste) où il y avait du beau temps.




Le Tuc de Mulleres
28 octobre 2005 depuis l'entrée Sud du tunnel de Vielha (1600 mètres) en bordure de la route N 230, en passant par la Pleta de Molières (1700 mètres), le Bosc de l'Espitau (1750 mètres), les Pales de Molières, le Canal de Molières, la Pleta Nova (1980 mètres), au-dessus de la rive gauche des lacs de Molières (Estanhet Inferior de Molières 2349 mètres et Estanhet del Medio de Molières et Estanhet Superior de Molières 2402 mètres) et demi-tour sous le Coret de Molières ou collado de Molières ou de Mulleres (2900 mètres) pour revenir par le même itinéraire.
La pluie qui m'accompagnait depuis le départ (8 h. 15) s'étant transformée en grésil puis en neige, la non visibilité due au brouillard qui ne permettait pas une vision correcte à plus de dix mètres et le terrible vent qui soufflait à 130 kilomètres/heure ont fait que j'ai fait demi-tour juste sous le collado de Molières ou de Mulleres à 2900 mètres d'altitude. A l'aller comme au retour , je n'ai pas pu voir le refugio de Molières (2360 mètres) qui est pourtant de couleurs bien voyantes (orange et bleu). Jusqu'à mon retour à 15 h. 12 à la voiture je n'ai rencontré personne ! il est vrai que le temps était épouvantable. J'y reviendrai !...



29 juillet 2006 ascension du Tuc de Mulleres ou de Molières (3010 mètres) depuis l'entrée Sud du tunnel de Vielha (1600 mètres) en bordure de la route N-230, en passant par la Pleta de Molières (1700 mètres), le Bosc de l'Espitau (1750 mètres), les Pales de Molières, le Canal de Molières, la Pleta Nova (1980 mètres), l'Estanhet Inferior de Molières (2349 mètres), l'Estanhet del Medio de Molières, l'Estanhet Superior de Molières (2402 mètres) et le Coret de Molières ou collado de Molières (2928 mètres).
Départ de la sortie Sud du Tunnel de Vielha à 5 h. 20, seul avec la lumière de ma lampe, passage à la seconde cascade à 6 h. 45, à l'Estanhet del Medio de Molières à 8 h. 10, après une petite escalade facile au Coret de Molières à 9 h. 50 pour parvenir au sommet du Tuc de Mulleres à 9 h. 55. Dans la boîte à lettres soudée à la croix sommitale il y avait plusieurs messages : image du Sagrado Corazon (Sacré Coeur) de Jesus invitant à la fête qui a eu lieu le vendredi 22 juin 2001 au Monte Urgull, une carte d'un restaurant d'Orio au dos de laquelle Marti 12 ans y a écrit le 24 juillet 2006 son intention de s'attaquer au Posets, un message du 22 juillet 2006 d'un groupe de randonneurs et une carte de visite d'un randonneur accompagnateur prénommé Robin. 5 minutes après mon arrivée, trois espagnols (de Zaragoza) venant de Benasque m'y rejoindront. Après les prises de vues incontournables, je quitte le sommet à 10 h. 35 pour désescalader le Coret de Molières à 10 h. 40 sous lequel j'ai croisé un couple d'Auch qui a une bergerie à Melles où, la semaine précèdente, l'ours a tué 5 brebis. Je retrouve ma voiture à 13 h. 35 après 1450 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.














Le pico de Aneto
13 juillet 2007 depuis l'aire de stationnement des Palancas del Hospital (1754 mètres) au-dessus de Benasque, en remontant la route qui mène à la Besurta (1900 mètres), pour suivre l'itinéraire qui passe au refugio de la Renclusa (2140 mètres), et ensuite remonter vers le Portillon Inferior, passer au Portillon Superior (2880 mètres), remonter le pierrier de Aneto puis le glaciar de Aneto pour passer au collado de Coronas (3196 mètres) et terminer en franchissant l'aérien Paso ou Puente de Mahoma ou Pont de Mahomet pour atteindre le point culminant des Pyrénées, le sommet du pico de Aneto (3404 mètres). Retour par le même itinéraire sauf après le Portillon Inferior où on a pris plus à l'Ouest.
Départ à 3 h. 20 avec Jean-François et nos lampes, pour passer à 4 h.23 à la Besurta, à 5 h.20 au refugio de la Renclusa où les premiers randonneurs avaient commencé leur ascension, à 7 h.50 près du Portillon Inferior et atteindre le Portillon Superior à 8 h.20 où il y avait du monde pour contempler le magnifique lever de rideau sur le pico de Aneto et son glacier (ou ce qu'il en reste). Après une légère descente, on progresse sur des névés qui recouvrent en grande partie le pierrier de Aneto et qui nous en ont facilité la traversée, ensuite nous mettons les crampons pour remonter le glacier de Aneto où on entend sous nos pieds couler l'eau qui est source de la Garonne. Nous passons à 10 h.20 au collado de Coronas, et quittons les crampons à l'attaque de l'aérien Puente ou Paso de Mahoma ou Pont de Mahomet que nous traverserons sans corde pour arriver au sommet du point culminant des Pyrénées à 11 h.30. Après avoir profité de l'écrasant panorama nous quittons le sommet et les nombreux pyrénéistes à 12 h.15, derrière une cordée de 6 anglais qui progressent tous en même temps sur le Puente de Mahoma en étant assurés (?) par un guide de Saint-Lary debout sur un bloc. Nous serons de retour à 18 h.11 après 1750 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.


























Le pico de Ballibierna et la Tuca de las Culebras
27 juillet 2007, depuis l'aire de stationnement (2240 mètres) de l'Estany de Llauset au-dessus du village de Aneto, en longeant la rive gauche du lac pour remonter le vall de Llauset, passage au collado de Llauset (2865 mètres) pour gravir la crête Sud-Ouest de la Tuca de las Culebras, passer à l'antécime (3010 mètres) et atteindre le sommet de la Tuca de las Culebras (3062 mètres), puis traversée du Paso del Caballo pour gravir le sommet du pico de Ballibierna (3067 mètres), continuer sur la crête Est pour passer au Ballibierna Norte (Nord) (3030 mètres) et descendre par le vallon des Estanyets de Coma Arnau (2600 et 2590 mètres), par l'Estany Botornas (2340 mètres), la cabane Botornas et retrouver l'itinéraire de montée en rive gauche de l'Estany de Llauset.
Parti seul au lever du jour à 6 h.30, à 7 h. j'abandonnais le GR 11 à la bifurcation située en amont de l'Estany de Llauset pour être à 8 h.50 au collado de Llauset. A 9 h.35 j'étais au sommet du pico de las Culebras que je ne quitterais qu'à 10 h. après avoir contemplé la face Sud du pic d'Aneto mais aussi les magnifiques fleurs qui ornent ce sommet dont des Pavots parfumés ou Pavots oranges des Pyrénées. Après avoir traversé debout l'aérien Paso del Caballo j'étais au sommet du pico de Ballibierna à 10 h.15. Dans la boîte en fer située à son sommet, il y avait des messages. Nouvelle halte pour admirer le magnifique panorama et les fleurs qui y ont poussé... Reparti à 10 h.45, sur l'aérienne crête Est, je croise les premiers humains de la journée, un randonneur et deux jeunes enfants d'une dizaine d'années, non encordés! dans le vallon des Estanyets de Coma Arnau je croise d'autres randonneurs alors que le ciel, ensoleillé jusque là, commence à se charger de nuages bien noirs. A 12 h.10 je retrouve le GR 11 avant l'Estany Botornas, pour atteindre la cabane Botornas à 12 h.45 et être de retour à l'aire de stationnement à 13 h.15 après 1000 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.


































