Le pico de Garmo Negro
10 juillet 1997 ascension du pico de Garmo Negro (3051 mètres) depuis l'aire de stationnement du Balneario de Panticosa (1660 mètres), en passant par la Mallata Baja de Argualas, la Mallata Alta de Argualas et le collado de Argualas (2780 mètres).

Parti seul à 6 heures 20 avec du beau temps, deux heures après, au Sud-Est du collado de Pondiellos la pluie et le grésil m'accompagneront jusqu'à la fin de la randonnée.L'ascension s'est poursuivie sur neige à partir de 2500 mètres où j'ai commencé à utiliser le piolet et j'ai du mettre les crampons à 2550 mètres jusqu'au sommet. Vers 2600 mètres, il y a eu une coulée de neige, à une vingtaine de mètres de moi, qui a fait faire demi-tour à deux randonneurs espagnols qui suivaient mes traces. Au bout de 1450 mètres de dénivelé positif, au sommet du pico de Garmo Negro (3051 mètres) la vue était assez limitée mais on voyait quand même les picos del Infierno et Argualas. Dans la descente, vers 2300 mètres j'ai rencontré un randonneur tarbais qui s'était fait une entorse (c'était la deuxième fois qu'il tentait en vain de gravir le Garmo Negro) et je l'ai accompagné jusqu'au Balneario de Panticosa où on arrivera à 15 heures 20.



Le pico Balaïtous
23 juillet 1997 ascension du pico Balaïtous (3144 mètres) depuis l'aire de stationnement de la centrale de l'embalse de la Sarra (1438 mètres) au-dessus de Sallent de Gallego, en remontant la rive droite du rio Aguas Limpias pour passer par l'embalse de Respumoso ou Respomuso (2075 mètres), le glaciar Latour et la Brecha Latour (2900 mètres).
Après un terrible orage, nous commençons cette ascension avec Marcel en pleine nuit à 4 heures 30 avec l'aide de la lumière de nos torches. Au lever du jour le sentier GR 11 balisé rouge et blanc était balisé noir et jaune, on y rencontrait des salamandres tous les dix mètres et cela jusqu'à une altitude de 2200 mètres. Sur la glacier Latour, où nous utiliserons le piolet et les crampons, nous y avons vu un randonneur en chaussures de ville qui progressait sur les traces bien marquées mais quand même, je pensais ce genre de vision réservé au glacier de la Brèche de Roland. On ne s'attend pas à ça sous la crête du Diable et à l'approche de barres en fer (clavijas). Le passage aérien de la Brèche Latour est facilité par des barres de fer fixées dans la roche, un couple de français attendra mon retour du sommet pour m'offrir l'aide de sa corde, c'était super sympa mais je ne l'ai pas utilisée. Une plaque dédiée à la mémoire d'un jeune montagnard rappelle que ce passage est à négocier avec prudence. A noter qu'au sommet du Balaïtous il y a des barres métalliques en pyramide, sous laquelle il y a une borne géodésique et une stèle à la mémoire de Ledormeur (pas le moment de dormir, fatigue et soucis, le panorama dévoilé les balaie tous). Nous serons de retour à la centrale de l'embalse de la Sarra à 16 heures 15 après 1800 mètres de dénivelé positif et autant de négatif. Il est préférable d'étaler cette course sur deux jours, en dormant au refuge de Respumoso ou Respomuso.






La Grande Fache
27 août 1999 ascension de la Grande Fache (3005 mètres) depuis l'aire de stationnement des Pountas (1459 mètres) au terme de la route du Pont d'Espagne au-dessus de Cauterets, en longeant la rive droite du Marcadau puis la rive gauche après le pont d'Estalounqué (1712 mètres), pour passer par le refuge Wallon (1865 mètres), le Pla de la Gole, la Pierre de Loubosso (1947 mètres), le lac coté 2291 mètres et le col de la Fache (2664 mètres).
Parti seul à 5 heures, sans torche, j'avançais rapidement à la lueur de la pleine lune. A partir du col de la Fache, je sortais de la voie normale pour aller grimper plus à droite de nombreux passages d'escalade facile. Facheux pour le couple qui était sur mes talons depuis le refuge Wallon où il avait passé la nuit, impressionné il a préféré faire demi-tour plutôt que d'accepter l'aide de ma corde. Je retrouvais la voie normale plus haut vers 2900 mètres et la niche sommitale sans vierge à 10 heures 45 après 1600 mètres de dénivelé positif. Je retrouvais le couple plus bas, à la Pierre de Loubosso, lui coureur de marathon et elle championne de velo tout terrain me confièrent leur intention d'y revenir une prochaine année. La Grande Fache est un haut lieu de pélerinage en la mémoire des péris en montagne, cette randonnée-pélerinage était dédiée à mon neveu Laurent, cruellement emporté suite à une rupture d'anévrysme déclenchée le 7 août 1999 lors de la tornade passée sur la place Saint-André à Bayonne. Il décèdera, après avoir été opéré, le lendemain 8 août à l'hôpital de Bayonne, veille de son sixième anniversaire et avant-veille de sa fête. C'était ma grande fâche !







Les picos del Infierno
14 septembre 2000 depuis l'aire de stationnement du Balneario de Panticosa (1660 mètres) en suivant le GR 11 pour passer par l'embalse baxo de Bachimana (2180 mètres), l'embalse Bachimana Alto (2207 mètres), l'embalse ibon Azul Inferior (2380 mètres), l'embalse ibon Azul superior (2420 mètres), le collado del Infierno (2721 mètres), ascension du pico del Infierno Occidental (3073 mètres), du pico del Infierno Central (3082 mètres), du pico del Infierno Oriental (3076 mètres) et retour par le pico del Infierno Central (3082 mètres) et le pico del Infierno Occidental (3073 mètres).
Parti seul à 7 heures, à la lueur de la pleine lune, j'étais au sommet du pico del Infierno Oriental à 12 heures 25 après être passé par les deux autres sommets. Robert "le Diable" sur les pics d'Enfer, six jours avant, je me baignais dans les eaux du lac ou ibon Azul Alto (2420 mètres) lors de la reconnaissance de l'itinéraire. 1700 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.








Les picos de Algas et de Argualas
19 septembre 2001 depuis l'aire de stationnement du Balneario de Panticosa (1660 mètres), en passant par la Mallata Baja de Argualas, la Mallata Alta de Argualas, le cuello de Argualas (2780 mètres), ascension du pico Algas Norte (3032 mètres), du pico de Algas (3036 mètres) et du pico de Argualas (3046 mètres).
Il est 10 heures quand je quitte ma Xsara et lorsque j'arrive sur le flanc Sud du Garmo Negro il y avait de nombreux militaires espagnols en manoeuvre dont une femme. Après un parcours en crête assez aérien, et 1550 mètres de dénivelé positif, à 14 heures 45 je commence la descente du sommet du pico de Argualas (constitué de plusieurs sommets surmontés de cairns qu'il est facile de relier) et à 17 heures 30 je retrouve ma voiture.








Les picos de la Frondella
25 juillet 2003 depuis l'aire de stationnement en amont de l'embalse de la Sarra (1438 mètres) au-dessus de Sallent de Gallego, en remontant la rive droite du rio Aguas Limpias, pour passer par l'embalse de Arriel Bajo, l'embalse de Arriel Alto (2259 mètres), le ravin issu du Gourg Helado ou Gourg Glacé, le Gourg Helado (2404 mètres), le cuello Wallon (2508 mètres), ascension d'un sommet anonyme sur la crête S W de las Frondellas (3014 mètres), de la Frondella Central (3055 mètres), du pico de la Frondella (3071 mètres), pour revenir par la Frondella Central (3055 mètres), le cuello Wallon et descente directe Sud-Ouest sur l'embalse de Arriel Bajo.
Parti seul à 7 heures 45, j'étais de retour à 18 heures 45 avec 1800 mètres de dénivelé positif et autant de négatif dans les jambes. J'ai été chercher la crête de la Frondella un peut trop à droite de la Frondella Central pour me retrouver sur un sommet intermédiaire étroit et aérien (3014 mètres). Le sommet du pico de la Frondella est surmonté d'une boite cylindrique sur laquelle est fixé un piolet. De retour au cuello Wallon, j'y croise un randonneur espagnol qui me signale la possibilité de redescendre directement par le ravin Sud-Ouest, il m'accompagnera jusqu'à l'embalse de Arriel Bajo où l'attendait son fils. Lors de cette descente il faisait des haltes et émettait un cri particulier, une sorte de jacassement, qui mettait les marmottes hors de leurs trous, en état de curiosité.











Le pico de Arnales
17 septembre 2003 ascension du pico de Arnales (3006 mètres) depuis l'aire de stationnement du Balneario de Panticosa (1660 mètres), en passant par la Mallata Baja de Argualas, la Mallata Alta de Argualas, le cuello de Pondiellos (2809 mètres), le cuello Saretas (2830 mètres) et la Brecha de Arnales.
Parti seul à 7 heures 10, après 1570 mètres de dénivelé positif, à 11 heures 45 je pose mes pieds, après avoir posé les mains, au sommet du pico de Arnales. Ce jour là il n'y avait pas foule, deux randonneurs au bord de l'ibon de Pondiellos et deux autres qui gravissaient l'Aguja (aiguille) de Pondiellos. J'étais de retour au Balneario de Panticosa où le site était en plein travaux de réhabilitation à 15 heures 30.








