Le pic de Batoua et les pics de Culfreda
17 juillet 2003 depuis l'aire de stationnement (1381 mètres) au terminal de la route goudronnée D 19 après Tramezaygues (au Nord de Fredancon), en passant par l'Hospice de Rioumajou (1560 mètres), la remontée des éboulis du ravin Cauarère pour arriver au Port de Cauarère (2526 mètres) et faire l'ascension du pic de Cauarère (2901 mètres), du pic de Batoua ou de Culfreda (3034 mètres), du Culfreda Central (3028 mètres), du Culfreda Nord-Est (3032 mètres), retour par le Culfreda Central (3028 mètres), le pic de Batoua ou de Culfreda (3034 mètres), le pic de Cauarère (2901 mètres), le col coté 2637 mètres, et retour par le sommet Ouest-Nord-Ouest de Cauarère (2710 mètres), le pic de Cauarère (2901 mètres 3ème passage), le Port de Cauarère (2526 mètres), sous le sommet anonyme 2581 mètres et descente par le ravin de Millaroux pour retrouver l'itinéraire de montée.

Une sacrée randonnée commencée à 4 h. du matin (heure à laquelle je quittais le parking) pour être au sommet du pic de Batoua ou de Culfreda (3034 mètres) à 11 h. Dans le cairn sommital il y avait un petit cheval (jouet). Après être passé au Culfreda Central (3028 mètres), à 11 h. 35 j'étais au sommet du Culfreda Nord-Est (3032 mètres). Lors de mon repassage sur le pic de Batoua ou de Culfreda, il y avait un couple de français qui arrivait d'Ordiceto et un français retraité de l'équipement à Saint-Palais, fixé à Bayonne, qui arrivait des granges de Viados. Ce dernier était un collectionneur de trois mille (160) amoureux du Vignemale qu'il dit avoir gravi 57 fois! Les nuages commencèrent à envahir les sommets et n'y voyant pas grand chose, au sommet du pic de Cauarère (2901 mètres), je me suis "embarqué" sur la crête Ouest-Nord-Ouest au lieu de continuer sur la crête Sud et je ne m'en suis aperçu qu'en arrivant au col coté 2637 mètres où j'ai fait demi-tour. Je retrouvais la voiture à 18 h. 30 après avoir gravi 10 sommets dont 5 (3 différents) de plus de 3000 mètres et avalé 2350 mètres de dénivelé positif et autant de négatif, je sais ce que "bats-toi" veut dire.










Le pic de Lustou
3 octobre 2003 ascension du pic de Lustou (3023 mètres) depuis l'aire de stationnement (1381 mètres) au terminal de la route goudronnée D 19 après Tramezaygues (au Nord de Fredancon), en passant par le vallon de Péguère, en remontant la rive gauche du ruisseau de la Pierre, et en rejoignant la crête de Lustou vers 2700 mètres pour la remonter Sud-Est.
On ne voit pas grand chose lorsqu'à midi je foule le sommet du pic de Lustou (3023 mètres) où il n'y a pas foule: plusieurs cairns, les nuages et moi. J'avais quitté l'aire de stationnement à 7 h. 15 où un randonneur tarn-et-garonnais, qui avait passé la nuit sur place, me confiait son intention de monter au sommet du pic de Lustou. Parti devant lui je ne l'ai point revu, il a du se tromper d'itinéraire. Après une montée soutenue où on aborde la crête de Lustou vers 2700 mètres, au-delà d'un grand abri de pierres sèches, la crête devient étroite et aérienne, il faut s'aider des mains et trouver des supports pour les pieds. Ayant quitté le sommet à 12 h. 30, je regagnais ma voiture à 15 h. 35 et c'est près du parking que j'ai croisé pour la première fois de la journée des marcheurs (en chaussures de ville). 1700 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.





Le Gran Bachimala
24 juin 2006 ascension du Gran Bachimala (3177 mètres), depuis le parking du refugio de Viados (1740 mètres) dans la vallée de Gistain, en passant par le refugio de Viados (1760 mètres), la cabana de Sarrau (2050 mètres), pour remonter la croupe Sud du Senal de Viados, passer au collado Senal de Viados (2538 mètres), dans le cirque Sud-Ouest de Bachimala-Sabre, remonter la crête Sud-Sud-Ouest puis Ouest et arriver au sommet du Gran Bachimala ou pico Schrader (pic Schrader ou Grand Batchimale 3174 mètres selon la carte IGN française).
Une belle randonnée ensoleillée, sauf entre 13 h. 15 et 13 h. 30 où j'ai "essuyé" un gros orage de grêle (la météo de Bielsa avait prévu une très mauvaise journée avec forts risques de tempêtes et d'orages). Après un parcours d'une douzaine de kilomètres sur une piste médiocre, il est 7 h. 10 lorsque je gare ma Xsara sur le parking du refugio de Viados. A 7 h. 15 je démarre ma randonnée pour passer devant le refugio de Viados en croisant les doigts pour avoir du beau temps. Derrière le refugio, un panneau indique le "Senal de Biados à 2 h. 30 et le pico Bachimala à 4 h. 30. Après être sorti de la forêt, je passe près de la cabane de Sarrau à 7 h. 50 et commence à remonter la large et herbeuse croupe du Senal de Viados qui sépare les vallons d'Es Oriels et de Zinqueta de la Pez. Je fais un bout de chemin (sentier) avec un montagnard français de Saint-Lary que j'abandonne au collado Senal de Viados à 9 h. 05 car il va au Gran Bachimala mais en passant par la Punta del Sabre puis il doit ensuite longer la crête jusqu'à l'Abeillé. Je le retrouve à 3100 mètres alors qu'il redescend du sommet du Gran Bachimala vers le vallon de Zinqueta de la Pez. Il a revu à la baisse son projet car il n'a pas d'eau, je lui propose de lui donner la mienne car je suis presque arrivé en haut mais il n'en, veut pas. Après un passage aérien sur le fil de la crête Ouest, j'arrive au sommet du Gran Bachimala ou pico Schrader à 11 h. 10 pour en repartir à 11 h. 40 après avoir savouré la magnifique panorama offert par ce beau sommet. Dans la descente, vers 3050 mètres, je croise deux randonneurs espagnols qui remontent la voie normale (ils avaient fait demi-tour sur l'aérienne crête de la Punta del Sabre) puis après être repassé à 12 h. 57 au collado Senal de Viados, vers 2300 mètres, je croise trois randonneurs espagnols qui montent au Gran Bachimala. Ils me demandent s'il y a des névés à traverser, je leur réponds que je n'ai pas mis un pied sur la neige mais qu'il est osé de monter alors que le ciel devient tout noir. Ils continuent leur montée, moi ma descente et cinq minutes après, à 13 h. 15, gros orage de grêle que j'avais anticipé en enfilant mon coupe-vent. Après une fin de descente prudente, le terrain est très glissant (une "luge" sans dommage) je retrouve ma voiture à 13 h. 55 après un dénivelé positif de 1500 mètres et autant de négatif.











